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A première vue, les couches jetables offrent quantité d’avantages aux bébés. Ceux-ci peuvent jouer et crapahuter tranquillement, les fesses au sec. Mais, est-ce vraiment si bien que ça ?

    Cet effet « fesses au sec », vanté par les grands fabricants de couches est obtenu par l’ajout dans la couche d’un gel absorbant : le polyacrylate de sodium, qui a le pouvoir d’absorber jusqu’à 80 fois son poids en liquide. Résultat : la peau est asséchée et on doit recourir à des crèmes hydratantes (elles mêmes issues de l’industrie chimique).

    De la dioxine a également été trouvée dans les couches jetables. La dioxine est un résidu du blanchiment au chlore de la couche. Les molécules de dioxine se fixent en priorité dans les cellules graisseuses et peuvent y séjourner jusqu’à 30 ans. Cette substance a été classée cancérigène par l’OMS.

    La couche jetable est donc composée de cellulose et de gel absorbant, emballés dans du plastique. La couche jetable ne laisse pas respirer la peau du bébé : 

  • La température, dans une couche jetable, est plus élevée d’un degré Celsius en moyenne que dans les couches lavables. Cette élévation de la température est préoccupante car certains médecins et chercheurs pensent qu’elle nuirait au bon développement et fonctionnement des testicules.
  • L’étanchéité totale de la couche ne permet pas l’évacuation des vapeurs d’ammoniaque (produit de décomposition de l’urine) et est un lieu favorable à la multiplication des bactéries : tout cela constitue un facteur causal et/ou aggravant des érythèmes fessiers du bébé.


    A contrario, les matériaux utilisés dans la fabrication des couches lavables garantissent une réelle innocuité puisqu’ils sont dépourvus de tout capteur d’odeur, de parfum, de TBT ou autre.
Il est même actuellement possible d’acheter des couches lavables en tissu « bio » ou majoritairement certifiées OEKO TEX (le système OEKO TEX garantit que les textiles testés et certifiés respectent les seuils réglementaires de substances pouvant nuire à la santé).

La culotte de protection est également respirante (voire même très respirante dans le cas d’une culotte en laine) et permet au bébé de garder une peau saine.

Quant au fameux effet « fesses au sec », tant vanté par les publicitaires, il peut être obtenu par l’utilisation de tissus hydrophobes.



L’achat d’un pack complet de couches lavables peut faire hésiter plus d’un parent. Il faut en effet débourser de 400 à 600 € de la naissance à la propreté.
Mais, les couches jetables, est-ce si bon marché, quand on prend le temps d’y réfléchir ? Faisons le calcul :

- couches lavables
    
    * pack comprenant 20 couches + doublures + culottes (moyenne)....505 €
    * lavage (amortissement machine + lessive + eau + énergie)….......146 €


    TOTAL : 649 €

- couches jetables

    * nombre de couches jusqu’à la propreté : …………………………..6750
    * prix moyen d’une couche :
        o discount………………………………………….0,11 €
        o grande marque…………………………….……0,32 €
    TOTAL
        o Couches discount ……………………………................................774 €
        o Couches de marque …………………….. ...................................2190 €

    Il apparaît qu’il est bien plus avantageux d’utiliser des couches lavables.


Trois éléments viennent s’ajouter à ce constat :

- Les couches lavables peuvent être utilisées pour vos autres enfants.


- L’achat de couches peut être étalé sur plusieurs mois, ou même faire l’objet de cadeaux pour la naissance ; cadeau autrement plus utile qu’une dixième peluche ou une vingtième pyjama taille naissance.

- Les couches lavables peuvent être revendues (entre 50 et 70% de leur prix d’achat si elles sont en bon état).

    De plus, la gestion des déchets non valorisables devenant problématique, de nombreuses collectivités envisagent de mettre en place une taxe d’enlèvement proportionnelle au poids d’ordures produit par les particuliers. Là encore, les couches lavables permettent de substantielles économies !

L’un des arguments invoqués par les détracteurs des couches lavables est l’impact nul sur l’environnement de l’utilisation des lavables, à cause de la consommation d’eau et de lessive générée par le lavage des couches.

    En octobre 2008, le DEFRA et l'Agence de l'Environnement Anglaise ont comparé le cycle de vie des couches jetables et des couches textiles sur le Royaume-Uni, et ont conclu que si celles-ci sont lavées suivant des directives simples, comme celles recommandées par l'APCL Bulle de Coton, elles sont  40% meilleures pour l'environnement.

    En effet, pour un seul enfant, les couches jetables représentent : 4,5 arbres, 25 kg de plastique obtenu grâce à 67 kg de pétrole brut, 4500 couches jetées aux ordures ménagères, non valorisables, qui mettront jusqu’à 500 ans pour se décomposer ou génèreront des dioxines lors de leur incinération.

    Les couches lavables, quant à elles, utilisent peu de matières premières pour leur fabrication : 90 fois moins de matières renouvelables et 8,3 fois moins de matières non renouvelables. Elles génèrent 60 fois moins de déchets.
Quant à l’eau, contrairement aux idées reçues, les lavables consomment 2,3 fois moins d’eau que les jetables, car il faut une très grande quantité d’eau pour produire la cellulose utilisée dans les couches jetables.

 Un bébé en jetable = une tonne de déchets !





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